Flamme verte

Le label flamme verte a le mérite d'exister tout comme les consommations « normalisées » des voitures automobiles. Mais la réalité est très éloignée des chiffres optimistes. Voyez-vous ce que je veux dire ?
Les conditions de calcul en laboratoire optimisent tous les paramètres : appareils, qualité de l'air, type de bois (sec, sélectionné et écorcé),etc. Le but étant d'obtenir une bonne note. A titre d’exemple, un appareil classé 7 étoiles présente un rapport d’émissions théoriques de particules fines de 30mg/Nm 3. Le problème est lié aux mesures : les phases les plus polluantes (l'allumage et l'extinction) ne sont pas prises en compte. Habitez-vous dans un quartier dans lequel un seul logement est équipé avec un poêle à bois ?
Les exigences sont liées au critère d'attribution d'un nombre d'étoiles. Le label 6 étoiles exigeait un rendement d’au moins 86 % des émissions de monoxyde de carbone (CO) de 0,03 % maxi et de particules fines inférieures à 40 mg/m3. Depuis le 1er janvier 2020, seuls les produits 7 étoiles sont éligibles au label. Le label 7 étoiles exige un rendement d'au moins 90 % des émissions de monoxyde de carbone (CO) de 0,02 % maxi et de particules fines inférieures à 30 mg/m3. Une étiquette énergétique colorée de type A, B, C, etc. obligatoire pour les appareils de chauffage indique le rendement de l'appareil. Le 1er janvier 2022 une nouvelle norme européenne, Ecodesign 2022, prendra enfin en compte les émissions de polluants.