Chauffage

Comment choisir le bon système de chauffage et bonne énergie

Date de mise à jour : 04/02/2022

Quelle énergie correspond véritablement à mes besoins ? Les vraies questions à se poser lorsque l’on souhaite changer, installer ou remplacer un système de chauffage pour faire des économies sur sa facture énergétique tout en respectant l’environnement. Faire installer, remplacer ou moderniser son système de chauffage impose de réfléchir à l’ensemble de la performance énergétique du bâtiment.

  1. Économisons l’énergie...pas nos idées
  2. Pourquoi les primes versées à l'énergie ?
  3. La Règlementation thermique 2012
  4. Respect du confort d’été et de la Tic

Les 5 critères de choix

L’approche de Picbleu sur le problème énergétique se veut large et accessible, sans pour autant être de la « vulgarisation », l’aspect santé et environnement fait également partie des critères retenus. Parmi les solutions disponibles, nous pouvons distinguer de nombreuses énergies. 

Questions à se poser lorsque l’on souhaite remplacer ou installer un système de chauffage.

Le choix de l’équipement se fait selon 6 critères :

  1. S’agit-il d’un chauffage principal ou d’un chauffage d’appoint ?
  2. Quels sont les besoins en matière de chauffage (surface, nombre d’occupants, orientation du bâtiment, etc.) ?
  3. Quelle énergie peut être disponible dans le bâtiment (y compris les énergies renouvelables) ?
  4. Quel est le budget disponible pour les travaux (compte tenu des économies escomptées sur le chauffage).
  5. Quel est le budget consacré au chauffage ?
  6. Votre désir de changement d'énergie est lié à la hausse de la facture du chauffage, mais avez-vous songé à améliorer l'isolation ? 

 

Comment choisir la bonne énergie de chauffage

 

Économisons l’énergie...pas nos idées 

L’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas et surtout celle que l’on ne produit pas.

La sobriété énergétique est la première solution à mettre en œuvre pour pouvoir devenir indépendant de l'électricité nucléaire sans attendre une technologie providentielle ou « revenir à la bougie ». Chacun d'entre nous doit reconsidérer ses besoins et ses rapports à l’énergie. Il est indispensable d’éliminer à tous les niveaux le gaspillage d’électricité. Beaucoup d'usages sont coûteux, absurdes et inutiles. Par exemple, tous les appareils électriques laissés en veille permanente ou le sur éclairage urbain (un panneau publicitaire vidéo consomme 3 fois plus d’électricité qu’une famille) la climatisation, la généralisation de la voiture électrique quant à elle serait un véritable gouffre énergétique même si la quantité effroyable de véhicules à moteur à explosion est une source de pollution entrée dans les moeurs.

Pourquoi les primes versées à l'énergie ? 

On peut se poser la question s'il ne serait pas préférable d'utiliser les fonds publics pour isoler les bâtiments plutôt que verser de l'argent pour un changement d'énergie. On le sait l'Etat est un grand lac alimenté par tous entreprises, particuliers. Ainsi la TVA invisible dans nos achats, mais présente ainsi que les CEE prélevés dans nos achats sont reversés à des ménages qui font des économies pour leur logement.

L'efficacité énergétique :

La deuxième solution est l'utilisation des techniques actuelles les plus économes en énergie : c’est l’efficacité. L’évolution des comportements individuels est indispensable, mais pas suffisante.

La sobriété énergétique.

La sobriété énergétique commence par l'élimination des gaspillages et des consommations d’énergie superflues : dans l'habitat par exemple, une construction bien orientée permet de profiter de la chaleur, de la lumière naturelle et permet ainsi d’économiser de 15 à 30 % d’énergie.

La tarification énergétique progressive.

La troisième solution serait la mise en place d'une tarification progressive qui garantirait à tous une électricité bon marché pour les besoins de base et découragerait les usages absurdes. Relocaliser les activités économiques, repenser la mobilité, remettre en question les industries les plus fortement consommatrices d’énergie. La quantité d’énergie dont on a encore réellement besoin serait diminuée ainsi sensiblement.

Le solaire (thermique et photovoltaïque)

Cette source d'énergie devra se développer dans les prochaines années

Le solaire (thermique et photovoltaïque) doit se développer dans les prochaines années, car dans le Grenelle environnement, l’énergie solaire avait été prise en considération après plus de 20 ans d'études en France (sans volonté réelle de le développer). L’arme législative (aides CEE et Maprimrenov, prêts PTZ et éco-prêts, RE 2020) devrait inciter le développement des installations solaires.

La réglementation 2012 imposait pour toute maison neuve un niveau de consommation d’énergie primaire en basse consommation. C'est-à-dire que la maison est obligatoirement conçue pour consommer moins de 50 kWh/ep/m² et par an en moyenne en France. De plus, et c’était l’avancée essentielle pour le solaire au sein de cette nouvelle réglementation, il était impératif que cette maison individuelle utilise au moins une énergie renouvelable.

Enfin, et grâce à l’outil législatif, le solaire devrait être mis en avant. Car outre la pompe à chaleur gaz et électrique, les chaudières gaz à condensation, les chaudières électrogènes, les chaudières hybrides, les piles à combustible et l’énergie bois, c’est bien le solaire qui devrait tirer son épingle du jeu aux économies d’énergie pour atteindre le niveau vertueux. Or, il n'en est rien, car paradoxalement, c'est le ballon thermodynamique qui est favorisé dans les moteurs de calculs des bureaux d'études. Un appareil qui demande de l'électricité pour fonctionner.

Le solaire thermique offre pourtant une valeur ajoutée indéniable et des économies correspondantes, mais non maîtrisables en raison de l'absence de taxes sur l'énergie et son indépendance vis-à-vis du potentiel électronucléaire français. Le poste eau chaude sanitaire représentant près de 50 % des 50 kWh/ep/m²/an caractéristiques du bâtiment basse consommation. Si dans un bâtiment basse consommation, la part du chauffage est réduite, l’eau chaude sanitaire reste un poste lié au nombre d’usagers et à leur comportement.

La Règlementation thermique 2012 

La règlementation RT 2012 remplacée par la RE 2020 était une avancée importante qui imposait 3 exigences de résultats pour une performance globale

La carte ci-dessous carte indique toutes les valeurs de consommation maximale ont été définies en fonction des 8 nouvelles zones géographiques qui remplacent les 3 anciennes zones H1, H2, H3.
Valeurs moyennes à moduler en fonction, de l’altitude, du type d’usage du bâtiment, de sa surface pour les logements, et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments.

NB : Le C max est modulé en fonction de la surface des locaux, afin de ne pas pénaliser les petites surfaces, car dans le calcul la ventilation ou l’eau chaude sanitaire sont prises en compte.

Il existe 8 zones géographiques de 40 à 65 kWh(ep)/m²/an (le seuil de consommation varie selon la zone géographique). Voir la carte ci-dessous sur les différentes exigences de consommation locales.

 

Regions-de-France-consommation-maximale-SHON-RT-2012-Picbleu.png

Respect du confort d’été et de la Tic 

La climatisation est une catastrophe pour l'environnement, car elle demande aux centrales nucléaires de fonctionner en été alors qu'elles sont en maintenance et demandent beaucoup d'eau pour leur refroidissement or le manque d'eau en France en été commence à devenir un problème crucial. Fort heureusement, les pouvoirs publics ont eu l'intelligence de définir dans la RT 2012 des catégories de bâtiments pour lesquels un confort d’été est possible sans recourir à une climatisation, dont il est primordial, voire vital, de limiter autant que possible toutes les applications sources de consommation d’énergie.

Ces catégories CE1 et CE2 dépendent du type d’occupation et de la localisation (zone climatique, altitude, proximité de zones de bruit). Pour ces catégories de bâtiments, la réglementation impose que la température la plus chaude atteinte dans les locaux, au cours d’une séquence de 5 jours très chauds d’été, n’excède pas un seuil de Tic.

Respect du B Bio max

Le B Bio max c'est le besoin bioclimatique C’est un coefficient tenant compte de la conception du bâti indépendamment des systèmes de chauffage et autres : soit le niveau d’isolation thermique (ce coefficient remplace le U bât de la RT 2005), la conception bioclimatique notamment avec le recours à l’éclairage naturel et aux apports solaires… Le coefficient B bio agit ainsi sur une limitation naturelle et durable des usages de chauffage, climatisation et éclairage.

Respect du C max 

Le C max est une consommation d’énergie, c’est une exigence de résultat limitant les consommations d’énergie primaire des 5 usages : chauffage, éventuelle climatisation, éclairage, eau chaude sanitaire et besoins électriques des auxiliaires permanents : pompes et ventilateurs. La valeur du Cmax est de 50 kWh(ep)/m²/an, modulée selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre.

 

Les solutions pour les techniques, l'isolation, les énergies et le chauffage


Les appareils à granulés type poêle sont pourvus d'une régulation électronique et peuvent assurer le chauffage de la pièce dans laquelle ils sont installés. La température est modulée en permanence grâce à un thermostat qui permet de régler la température choisie. Une vis sans fin permet à l'appareil d'être autonome 1 jour ou 2 en délivrant la quantité de granulés nécessaires à la combustion. Une énergie renouvelable (comme le bois) est obligatoire dans les maisons neuves. Les critères de choix : un appareil étanche et à cendrier amovible.